Dans la perspective de lutter efficacement contre les changements climatiques qui est l’une des plus grandes menaces à laquelle l’humanité est confrontée de nos jours, la Communauté Internationale, réunie à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992 à l’occasion du Sommet des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement a mis en place trois conventions dites Convention de Rio parmi lesquelles figurent la Convention Cadre de Nations Unies sur les Changements Climatiques. Suite à sa ratification, le Plan National d’Action pour l’Environnement (PNAE), adopté en 1996, constitue le cadre référentiel pour la gestion durable du patrimoine environnemental nécessaire à l’identification de la vulnérabilité des pays face aux effets des changements climatiques.

Avec un taux de déforestation de l’ordre de 0,052 % et un actif de 17 aires protégées représentant 13 % du territoire national, le Congo figure parmi les pays à faible taux de déforestation. Cependant, il a été établi que ses perspectives de développement et de diversification économique pourraient avoir une incidence négative sur les écosystèmes naturels si elles ne sont pas strictement orientées vers des objectifs de développement bas carbone.

Au cours de ces dernières années et suivant son adhésion au Protocole de Kyoto visant la réduction des gaz à effets de serre (GES) en 2007, la République du Congo, a renforcé les mécanismes de gestion durable de son environnement et de ses écosystèmes forestiers, notamment par l’élaboration de la stratégie Nationale REDD+ et de la Stratégie Nationale de Développement Durable. De même, au titre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, lors de la COP 21 à Paris (en France) en 2015, la République du Congo a soumis au Secrétariat de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CNNUCC) sa première contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN) présentant sa stratégie de réduction des émissions et mesures d’adaptations en réponse aux changements climatiques.

visuels promotionnels

La contribution déterminée au niveau national (CDN) de la République du Congo élaborée en 2015 visait à réduire les émissions de GES du pays dans un scénario bas-carbone conditionnel (dépendant des engagements de la communauté internationale) particulièrement dans les secteurs de développement économique clés du pays suivants : l’Énergie (15 %), l’Agriculture (21 %) et l’Utilisation des Terres, Changement d’Affectation des Terres et Foresterie (UTCATF) (64 %). Les secteurs vulnérables concernés sont (i) l’énergie, (ii) l’agriculture, (iii) les établissements humains (bâtiments et ville) et la santé (iv) les ressources en eau, (v) l’érosion côtière et (vi) l’affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie. A ce titre, le PNAE avait été révisé en 2018 afin de l’aligner aux nouveaux enjeux nationaux et internationaux dans le domaine.

Cependant, malgré les efforts entrepris par le pays dans le cadre de la réduction de son niveau d’émission des GES à travers la gestion durable de ses écosystèmes forestiers, notamment par l’aménagement forestier, l’adhésion au processus REDD+, au Fonds Vert pour le Climat, au Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, le rythme des avancées dans le domaine demeure insatisfaisant faute de moyens financiers adéquats pour la mise en œuvre des différentes stratégies. Il se trouve qu’à ce jour, la CDN de la République du Congo, par laquelle le pays entend lutter contre les changements climatiques ainsi que renforcer sa quête pour le développement économique via l’adoption des trajectoires de développement moins émettrices de carbone, est également affectées par : (i) le manque de visibilité sur les initiatives entreprises au niveau national en lien avec la CDN, (ii) le manque d’appropriation des objectifs inscrits dans la CDN par les ministères sectoriels, (iii) l’insuffisance de communication auprès des sectoriels sur les engagements du Congo vis-à-vis de l’Accord de Paris, (iv) la faible capacité technique des acteurs sectoriels à traduire la CDN en actions concrètes, (v) la faible capacité à utiliser les outils d‘évaluation et de reporting des émissions de gaz à effet de serre (GES), (vi) la faible prise en compte des questions du genre dans la planification sectorielle en matière des changements climatiques et, (vii) la faible implication du secteur privé et des organisations de la société civile dans la mise en œuvre de la CDN.

Participants à l'atelier de validation

En appui au Ministère du Tourisme et de l’Environnement qui coordonne les efforts nationaux dans le domaine, le PNUD accompagne la République du Congo dans le cadre de son initiative globale « Climate Promise = Promesse Climatique ». Cet appui qui est aussi donne à une centaine de pays a travers le monde, a pour objectif d’appuyer le Congo dans la révision de sa CDN, conformément aux exigences de la Convention. À cet effet, un atelier de lancement et d’évaluation de la CDN de la République du Congo a été organisé en Novembre 2020, avec la présence de la ministre du Tourisme et de l’Environnement, du Représentant résident du PNUD, du Directeur de l’Agence Française de Développement et des experts des partenaires techniques et financiers et dont l’objectif est de garantir l’implication effective des institutions publiques et privées, des ONG et autres organisations associatives, au processus de révision de la CDN pour marquer le rehaussement de son ambition climatique et fédérer les acteurs nationaux étatiques et non étatiques au combat contre les changements climatiques.

M. le Représentant du PNUD au Congo et Mme la Ministre du Tourisme et de l'environnement accompagnées d'autres officiels lors du lancement de l'atelier de Validation

Il s’agit là d’élaborer des plans d’actions sectoriels inclusifs pour le développement social et économique bas carbone dans le cadre de : (i) la conservation de la biodiversité (ii) la promotion des énergies vertes et des transports durables (iii) la capitalisation des avancées en termes de gestion durable des forêts (iv) la valorisation des énergies propres et (v) la lutte contre les changements climatiques. L’engagement des acteurs aussi bien étatiques que non- étatiques permettra d’arriver au terme de ce processus inclusif à une CDN révisée permettant de (i) renforcer la volonté politique et l’adhésion de la société, (ii) revoir, aligner et actualiser les objectifs, politiques et mesures en place (iii) intégrer de nouveaux secteurs et/ou d’autres gaz à effets de serre, (iv) évaluer les coûts et les possibilités d’investissement et (v) renforcer le suivi et la transparence. Une telle approche permettra une meilleure prise en compte des questions du genre dans la planification sectorielle en matière des changements climatiques, une plus grande implication des acteurs du secteur privé et des organisations de la société civile dans la mise en œuvre de la CDN et l’atteinte des objectifs fixés par le Pays.

Communication PNUD

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