La cérémonie d’ouverture relative à la formation bridge sur le monitoring des médias

17 déc. 2013

Monsieur le Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication ;

Excellence, Messieurs les Ambassadeurs, Chefs des missions diplomatiques ;


Madame et Messieurs les Conseillers ;
Mesdames et Messieurs les Directeurs des organes de presse ;


Mesdames et Messieurs les chevaliers de la plume et du micro
Distingués Invités, Mesdames et Messieurs.

Permettez-moi, avant tout propos, de remercier Monsieur  le Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, d’avoir sollicité le PNUD pour l’organisation, une seconde fois, d’une formation Bridge  en monitoring des Medias en faveur des membres du Conseil Supérieur de la liberté de Communication et les journalistes. Cette confiance renouvelée, vis-à-vis de notre institution témoigne de l’excellence des relations entre le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication et le Bureau du PNUD au Congo.

Je voudrais aussi rendre hommage à son excellence Monsieur le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement pour sa constante présence à nos côtés, quand il s’agit du renforcement des capacités des acteurs de l’information et de la communication.

Monsieur le Président du Conseil Supérieur de la Communication, Excellence Monsieur le Ministre, les multiples actions de vos deux institutions montrent à suffisance votre volonté à doter le Congo d’une presse libre, efficace et professionnelle.

Votre volonté cadre bien avec notre projet « Appui aux acteurs étatiques et non étatiques dans le processus électoral » que le PNUD conduit  avec des partenaires au développement, notamment  l’Union Européenne, l’USAID et l’Ambassade de France. 

C’est ici le lieu de les remercier pour leur contribution dans la réalisation de ce projet depuis  l’organisation des  élections législatives du 15 juillet 2012 et qui se poursuit.

Je voudrais également remercier toutes les personnes qui ont accepté l’invitation à prendre part à cet atelier: les représentants des organes de la presse et les journalistes qui manifestent encore une fois de plus leur volonté d’apprendre, mais surtout leur engagement dans l’exercice de ce quatrième pouvoir.

Mais ce pouvoir ne peut s’exercer dans l’absolu ; c’est la raison pour laquelle à tout pouvoir on prescrit des limites, des normes. C’est toute la raison d’être de votre  institution, Monsieur le Président du Conseil Supérieur de la liberté de Communication.

En effet, la loi vous prescrit la lourde charge, non seulement de garantir l’exercice de la liberté de l’information et de la communication, mais surtout de veiller au bon exercice de cette liberté dans un contexte de pluralisme politique.
La liberté de la presse est un droit garantit par la constitution du 20 janvier 2002. Et Comme vous le savez, le Congo présente un paysage médiatique aussi divers que varié. On dénombre près d’une cinquantaine d’organes de presse implantés à Brazzaville et dans 13 autres villes. Cette vaste couverture médiatique, concrétisée par la volonté de son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, honore le Congo et atteste du dynamisme de sa gouvernance démocratique orientée vers la mise en place d’un Congo moderne, où les populations jouissent de la liberté d’expression, dans la paix et la concorde sociale en dépit des divergences de vues politiques et au-delà des épreuves électorales.

Mais il est encore bien peu d’hommes qui en connaissent les droits et leurs limites. En effet, l’appât du gain, le défaut d’ordre, l’oubli des droits et limites peuvent laisser se prononcer l’arbitraire à travers entre autre des pamphlets, des diatribes incendiaires qui se donnent à bon marché. Aujourd’hui, force est de constater que la tendance devient de plus en plus abusive.


Monsieur le Président du Conseil, vous avez eu raison en sollicitant cette formation pour les journalistes et pour les membres du Conseil. En l’organisant une seconde fois, à l’orée d’une élection, les locales de 2014, vous avez simplement respecté l’adage qui dit : « la répétition est la mère de la science ».

Une preuve de votre combat pour le professionnalisme dans la presse au Congo.
Cet atelier s’articule sur la méthodologie BRIDGE, comme moyen de formation sur le monitoring des médias. Le BRIDGE est l’acronyme de Building Resources in Democracy, Governance and Elections, ce qui signifie « Renforcement des ressources en matière de démocratie, de gouvernance et d'élections »).

Il a été créé par ce que à ce jour, peu d’opportunités officielles ont été observées pour un perfectionnement professionnel complet dans le domaine de l’administration électorale. Face à cette situation, l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA), la Commission électorale australienne (AEC), la Division de l’assistance électorale des Nations Unies (UNEAD), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) ont mis au point ce projet BRIDGE. Bien qu’il continue de mettre l’accent sur les élections, il vise à les placer dans le contexte de la gouvernance et de la démocratie.

A ce jour, il se présente comme le cours de développement professionnel le plus complet qui existe en administration électorale, utilisant une méthode pédagogique pour adultes. Son objectif est de donner une vision approfondie des principes, compétences et défis  qu’impliquent des élections bien organisées.

Il permet d’accroître les compétences, les connaissances et la confiance en soi aussi bien des professionnels en matière électorale que des principales parties prenant part au processus électoral, tels que médias, partis politiques et observateurs électoraux.

Je voudrais enfin souhaiter la cordiale bienvenue en terre congolaise à nos facilitateurs BRIDGE, venus de Gorée Institut au Sénégal pour faciliter cet atelier.

Monsieur le Président,
Excellence Messieurs les Ambassadeurs,
Messieurs les Conseillers
Distingués Invités
Mesdames, Messieurs,

Avant de terminer mon propos, Je voudrais inviter les bénéficiaires de cette formation à participer activement, en toute liberté et de façon constructive, aux discussions et conclusions de cet atelier afin de jouer pleinement leur rôle pour la consolidation de la démocratie au Congo.

Tout en vous remerciant une fois de plus d’avoir associé le PNUD à cet exercice, je voudrais vous rassurer de la disponibilité du PNUD d’accompagner les efforts de professionnalisation des journalistes en vue de doter le Congo d’une presse libre mais responsable.

Chers partenaires au projet « appui aux acteurs étatiques et nons étatiques dans le processus électoral en République du Congo soyez infiniment remerciés pour la confiance que vous placée en notre institution.

Je souhaite  plein succès aux travaux de cet atelier.
Je vous remercie pour votre aimable attention.