A l’occasion de la cérémonie marquant la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA

01 nov. 2013

Excellence, Madame Antoinette Sassou Nguesso, Epouse du Chef d’Etat, Présidente de l’Organisation des Premières dames d’Afrique contre le Sida en République du Congo (OPDAS Congo) ;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
Excellence, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur le Préfet du Département du Pool,
Mesdames et Messieurs les Représentants de la Société civile, du secteur privé et des médias,

Chers collègues du Système des Nations Unies,
Mesdames et Messieurs les autorités civiles et militaires en vos grades, rangs et qualités,

Distingués invités, Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un honneur et un réel plaisir de prendre la parole en ce jour, journée mondiale de lutte contre le sida, pour présenter nos sincères compliments et nos très chaleureuses félicitations à son Excellence Madame Antoinette SASSOU NGUESSO, Première Dame du Congo, Présidente de l'OPDAS-Congo pour l’organisation de cette journée dans la ville de Kinkala, chef-lieu du Département du Pool.

Madame la Présidente de l’OPDAS Congo, cette manifestation nous donne une fois de plus l’occasion de vous témoigner notre reconnaissance pour votre engagement personnel, votre appui inconditionnel dans la lutte contre le VIH et le sida, et l’attachement que vous accordez à l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise en général, des femmes, des filles et des enfants en particulier.

Excellence, Madame la Présidente de l’OPDAS - Congo,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

Voici trois ans maintenant que nous avons pris l’habitude d’être ensemble en cette date pour poser un piquet supplémentaire dans notre parcours commun pour réduire l’incidence et l’impact psychosocial et économique du VIH et du SIDA sur les filles et les femmes, en particulier dans les zones rurales et frontalières.

Comme nous le savons tous, cette action s’inscrit dans le cadre d’un partenariat multisectoriel qui vise entre autres la réduction de nouvelles infections au VIH chez des filles et des femmes, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination à l’égard des femmes et des filles infectées et affectées par le VIH/SIDA, la promotion de l’accès des femmes et des filles aux services de prise en charge économique et juridique, et la réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, dont vous en avez fait un cheval de bataille.

Comme je l’ai indiqué plus haut, la Communauté Internationale célèbre ce jour, la Journée Mondiale de Lutte contre le VIH/SIDA. Je voudrais ainsi vous transmettre le message du Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Ban Ki Moon, à l’occasion de cette journée. Il déclare, je cite : « L’objectif du Millénaire pour le développement relatif à la lutte contre le VIH/SIDA est clair : mettre fin à l’épidémie et inverser la tendance d’ici à 2015. Grâce aux efforts résolus des gouvernements et de la société civile, le succès est en vue.

Le rapport de 2012 de la Journée mondiale de lutte contre le sida, établi par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), montre que des progrès réels ont été enregistrés ces deux dernières années dans la prévention et le traitement du VIH/sida. Le nombre de personnes ayant accès à un traitement qui peut sauver leur vie a augmenté de 60 % et le nombre de nouvelles infections a été réduit de 50 % dans 25 pays, dont 13 en Afrique subsaharienne. Le nombre de décès liés au sida a chuté d’un tiers depuis 2005.

La moitié de la diminution mondiale des nouvelles infections à VIH ces deux dernières années a été enregistrée chez les nouveau-nés. J’exhorte les États Membres à redoubler d’efforts pour éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant et à œuvrer pour s’assurer que toutes les mères séropositives puissent survivre et s’épanouir.
J’appelle à de plus grands efforts visant à éliminer la stigmatisation et la discrimination qui aggravent les risques dans les populations vulnérables.

Le rapport de la Commission mondiale sur le VIH et le droit Risques, droit & santé souligne combien des législations dépassées, des systèmes judiciaires peu judicieux et des pratiques policières punitives – fondés non pas sur la science mais sur la peur et les préjugés – alimentent l’épidémie. Il faut mettre à la portée de tous information, tests de dépistage et traitement, afin que chaque homme, chaque femme et chaque enfant puissent exercer son droit fondamental aux soins médicaux et aux services essentiels qui mettront fin à cette épidémie dévastatrice.

L’objectif « Zéro nouvelle infection, zéro discrimination et zéro décès lié au sida d’ici à 2015 » peut être atteint. En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, nous devons nous engager à faire fond sur les victoires encourageantes de ces dernières années et à les amplifier de façon à reléguer le VIH/sida aux bas-fonds du passé. », fin de citation.

Excellence, Madame la Présidente de l’OPDAS - Congo,

Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

L’évolution positive de quelques indicateurs de lutte contre le VIH et SIDA au Congo telle que la baisse du taux de séroprévalence en de 4,1% en 2003 à 3,2% en 2009, la promulgation de la loi du numéro 30/2011 portant lutte contre le VIH et SIDA, et protection des droits des personnes vivants avec le VIH,  nous encourage et nous motive à faire davantage pour stopper la propagation du VIH et du SIDA et atteindre l’OMD 6.

Cependant,  ces résultats ne doivent pas occulter l’ampleur  du travail qui reste encore à faire. Une étude faite par le PNUD au mois de juillet 2012 dans 17 localités du pays révèle encore que dans les zones rurales et les zones frontalières:
    - seulement 25 % des femmes ont une connaissance complète sur le VIH / sida, contre 35 % des hommes, bien que plus de 93 % d'entre elles ont entendu parler du SIDA;
    - seulement 23,5 % des jeunes âgés de 15 à 19 ans connaissent les services de santé de la reproduction;
    - environ 9 % de femmes et 10% d’hommes ont une attitude favorable face aux Personnes Vivant avec le VIH.
    - 33 % d’hommes contre 40 % de femmes ont fait le dépistage;

L’étude a aussi montré que les pratiques à risque restent élevées chez les jeunes filles avec 19 % de jeunes filles interrogées qui ont eu leur première relation sexuelle entre 10 et 14 ans ; mais aussi chez les hommes car seulement 25% sur les 46% qui ont eu des comportements sexuels à risque, ont affirmé avoir utilisé le préservatif lors de leur dernière relation sexuelle.
Ces quelques données attestent une fois de plus de la nécessité de renforcer notre action, particulièrement en milieu rural.

Excellence,  Madame la Présidente de l’OPDAS au Congo
Distinguées invités,
Mesdames et Messieurs,

C’est donc avec un réel enthousiasme que le PNUD se joint à votre action pour poursuivre cette mission qu’est la lutte contre le SIDA à travers le projet de prévention du VIH et du sida, chez les femmes et les filles, dans les zones rurales, frontalières et urbaines mis en œuvre actuellement dans sept départements de la République du Congo.

Après la mise en place du centre des femmes et des filles à Gamboma en 2010, à Ewo en 2011 ; c’est à la ville de Kinkala de se voir doter d’un magnifique centre des femmes et des filles pour la prévention du VIH. Qu’il me soit permis de saluer les autorités du Département du Pool pour tous les moyens, humains et matériels qu’ils ont mobilisés en faveur de la réussite de cette activité.

Excellence Madame la Présidente, nous vous prions donc de bien vouloir transmettre, à son Excellence, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos encouragements à poursuivre cette action exemplaire pour le meilleur devenir de la mère et de l’enfant au Congo et dans toute l’Afrique.

Distinguées invités,
Mesdames et Messieurs,


Je voudrais, enfin, vous assurer ici, Excellence  Madame la Présidente, à travers ma personne, que le PNUD est entièrement disponible pour soutenir tous les efforts que vous allez entreprendre et poursuivre dans ce sens.

Je vous adresse une fois de plus nos très chaleureuses félicitations pour toutes ces initiatives en faveur du bien–être des populations congolaises.

Je vous remercie de votre aimable attention.