Artisanat minier au Congo : validation des rapports d'études sur le développement du secteur

02 nov. 2013

imageVue des experts lors de la validation des documents. Photo PNUD Congo

En vue d’assurer l’émergence du pays à l’horizon 2025, le Gouvernement congolais mise sur la diversification de l’économie nationale, longtemps tributaire du pétrole. Le ministère en charge des Mines et de la Géologie, à qui revient la charge d’apporter les dividendes du sous-sol à cette diversification, s’y attèle avec l’appui des partenaires au développement dont le PNUD.

Sur le plan institutionnel, le Ministère a mis en place le code minier qui décrit les conditionnalités d’exploitation minière en République du Congo.

Le Ministère des Mines et de la Géologie entend ainsi élaborer une politique structurante du secteur minier artisanal, qui devra sous-tendre la construction et la mise en place des infrastructures visant à soutenir les activités de production.

C’est ainsi qu’il a engagé en partenariat avec le PNUD, une étude sur la stratégie de développement du secteur minier artisanal. Conduite par le cabinet SACLI, cette étude a produit 5 rapports qui ont fait l’objet d’un atelier de validation ayant réuni, du 11 au 15 juillet, des artisans et des industriels du secteur minier, des cadres et agents des ministères en charge de l’artisanat, des mines, de l’environnement et du Plan.

Pour les participants, cet atelier qui s’est inscrit dans le cadre du projet « stratégie et plan d’action national du secteur minier artisanal » a permis à l’ensemble des acteurs du secteur qui y ont participé, d’apprécier l’engagement du Gouvernement et des partenaires au développement, qui est de donner à ce secteur la valeur qui est la sienne, dans la « lutte contre la pauvreté et la promotion des petites économies ».

Pour M. Dieudonné Koguiyagda, Représentant Résident de la FAO qui s’est exprimé en lieu et place du Représentant Résident a.i du PNUD, M. Eloi Kouadio IV, « les conclusions et recommandations de cet atelier qui portent sur la valorisation du secteur minier constituent une bonne base de travail ».

« Comme vous le savez, a-t-il ajouté, le secteur minier de nos jours prend un essor de plus en plus considérable au niveau du continent africain dans le dispositif du développement durable.

A titre d’illustration, ce secteur représente 50% des exportations de marchandises du continent africain, qui concentrent 30% des réserves mondiales de matières premières. Vous comprenez donc pourquoi le PNUD accorde une attention particulière à ce secteur qui représente un levier incontestable pour la diversification des économies africaines et l’améliorerions des conditions des populations ».

Il faut dire qu’en dépit du code minier, le secteur reste confronté à de nombreux défis, notamment : l’insuffisance des textes d’application de la loi relative au code minier ; le manque de plan directeur par secteur ; l’insuffisance des équipements et du matériel appropriés pour l’administration, ainsi que la formation des acteurs pour répondre efficacement à leurs obligations professionnelles.

Le Ministre des Mines et de la Géologie, M. Pierre Oba, a appelé les différentes parties prenantes à ce projet, dont le PNUD, à poursuivre son accompagnement vis-à-vis du Ministère des Mines et de la Géologie, à travers, entre autres, le recyclage et le perfectionnement des cadres.

« Après examen, vous avez validé cette étude. Il nous revient, en tant que département promoteur de ce projet, de le transmettre au Gouvernement qui, pour rationaliser ses interventions et ses appuis, exige la production de pareils documents », a-t-il déclaré.