Relèvement communautaire: les groupements de femmes à Kinkala en sont convaincus

29 oct. 2013

imageUne maraîchère en activité à la station agropiscicole de Bondo, à Kinkala. Photo UNDP Congo

La localité de Kinkala, chef-lieu du département du Pool, sort peu à peu de l’ornière de la pauvreté dans laquelle l’ont enfoncée les guerres à répétition que le Pool a connues, grâce aux activités génératrices de revenus mises en œuvre par les groupements et coopératives de la localité avec l’appui du PNUD. Parmi ces activités la pisciculture, l’élevage et le maraîchage figurent en bonne place.

Les coopératives et groupements associatifs de Kinkala se sont résolument tournés vers le développement communautaire. Opérant dans les secteurs où la demande est sans cesse croissante, ils parviennent à alimenter le marché de la localité, voire ceux de Brazzaville sud.  Grâce à une rentabilité qu’ils estiment satisfaisante, les membres de ces structures arrivent à vivre dignement avec leurs familles.

« Nous arrivons à envoyer nos enfants à l’école. Certes la vie n’est pas rose pour nous, mais nous arrivons à vivre dignement avec le produit de la ferme», explique Mme Jacqueline Nanitélamio, trésorière.

La ferme porcine de Kinkala, située à quelques 3 kilomètres de la ville, est parmi les principaux fournisseurs de viande du marché de Kinkala. Avec un peu plus de 100 têtes, sa production mensuelle pour la consommation se situe entre 300 et 500 kilogrammes de viande.

« Nous sommes capables de doubler, voire de quintupler notre production, si l’on peut nous appuyer. Le problème le plus crucial que nous avons ici est lié à l’approvisionnement en aliment de bétail. », fait savoir Mme Nanitélamio.

Le PNUD apporte à ces structures son expertise et un appui financier. A cette ferme porcine de Kinkala qui est érigée sur un espace mis à disposition par le Conseil départemental du Pool, sera associé un poulailler pour l’élevage de poules pondeuses et de poulets de chair. La coopérative a acquis un espace de plus de 2 hectares pour la culture du maïs destiné à l’alimentation des porcs.

Le PNUD appuie également d’autres groupements dont la Coopérative des femmes maraîchères de Kinkala et la coopérative de Bondo, qui évolue dans la pisciculture.

Avec ses 10 étangs, la station piscicole de Bondo produit mensuellement un peu plus de 150 kilogrammes de poissons (silures, tilapia, tétras…). Elle est tenue par un groupement mixte à majorité féminine. Ce dernier a mis en place un espace maraîcher en vue d’augmenter les revenus et d’assurer une présence permanente sur le site.

« Cette activité rythme ma vie. A présent, je me sens vivre après toute la misère que nous avons connue il y a quelques années. La paix, c’est grâce à elle que nous travaillons comme ça », indique Joséphine Loufoua, présidente de cette coopérative.

Le Représentant Résident Adjoint du PNUD au Congo M. Eloi Kouadio IV, a, lors d’une visite de terrain à Kinkala, rassuré ces groupements de l’assistance permanente du PNUD.

A cette occasion, il a félicité les membres de ces groupements, particulièrement les femmes, pour leur engagement dans la lutte contre la pauvreté à Kinkala.

Les membres de ces différents groupements et coopératives sont pour la plupart des ex-combattants ou des membres de la communauté affectés par les conflits armés. Ils estiment que cette partie sombre de l’histoire est désormais derrière eux et qu’il faut désormais penser à l’avenir, non seulement de Kinkala et du Pool, mais du Congo tout entier.

A l’instar d’autres villes et localités du Congo, la situation de précarité à Kinkala devra s’améliorer au terme du processus de municipalisation accélérée dont bénéficie le département, et devant abriter les festivités du 52ème anniversaire de l’indépendance nationale, le 15 août prochain.