Atelier de validation des rapports d’études portant sur l’artisanat minier et les géo matériaux

09 oct. 2013

Le Ministère des Mines et de la Géologie organise, depuis le 11 juillet, en partenariat avec le PNUD, un atelier de validation des rapports d’études portant sur l’artisanat minier et les géo matériaux. La cérémonie de clôture, prévue sous le patronage du Ministre des Mines et de la Géologie, se tient ce 15 juillet à l’auditorium du Ministère des Affaires Étrangères, en présence du Représentant  Résident du PNUD.

L’élaboration d’une politique structurante du secteur minier artisanal répond à une démarche de valorisation des ressources minières du pays que prône le gouvernement. Et, celle-ci sous-tend la construction et la mise en place des infrastructures visant à soutenir les activités de production. C’est le contexte global de ces différentes études qui font partie d’un accord de partenariat conclu entre le Ministère des Mines et de la Géologie et le Programme des Nations Unies pour le Développement. Leurs objectifs : doter le Ministère des Mines et de la Géologie d’une politique, structurant le secteur minier artisanal, à travers la formulation d’une stratégie et d’un plan d’action adapté au développement du secteur de l’exploitation artisanale des ressources minières, pour lutter contre la pauvreté en milieu communautaire en République du Congo.

Considérant ces études, il ressort que le secteur minier est très peu structuré et sous exploité, en dépit des multiples potentialités de ses ressources ; plusieurs indices de gisements d’or, de diamant et géo sont répertoriés. Les activités liées à la prospection et à la recherche ne sont menées que par des sociétés privées.

Pourtant sur le plan institutionnel, le Gouvernement a déployé des efforts remarquables, notamment à travers l’adoption du code minier. Ce document constitue une référence très appréciable qui décrit les conditionnalités de l’exercice de l’exploitation minière dans le pays. Les rapports d’études ressortent cependant certaines faibles à l’instar de : (i) insuffisance des textes d’application de la loi 4-2005 du 11 avril 2005, portant code minier ;( ii) manque de plan directeur par secteur ; (iii) insuffisance des équipements et du matériel appropriés de l’administration et de l’absence de formation, de recyclage et de perfectionnement des cadres.

Dans la conclusion de ces différents rapports, les experts indiquent : « c’est en créant des conditions de coordination des actions de toutes les parties prenantes que les Plans d’Action seront efficients au regard des moyens financiers importants à mobiliser, estimés à près de F. CFA 565 230 828 000.

En garantissant la bonne gouvernance dans la gestion du secteur et en responsabilisant les artisans miniers qui déclarent poursuivre leurs activités dans le secteur, le Congo favorisera la réduction de la pauvreté dans le pays et permettra d’accroître la production de géo matériaux, or et diamant dans la transparence ».